Il arrive que les résultats d'une première rhinoplastie, parfois réalisée à l'étranger, ne répondent pas aux attentes esthétiques ou fonctionnelles du patient. L'un des motifs de consultation les plus fréquents en rhinoplastie secondaire concerne le traitement incomplet du tiers inférieur du nez, et plus particulièrement de la columelle.
Le Dr Niforos nous explique ici comment il a rectifié le profil d'une patiente dont le dorsum avait été traité, mais dont la pointe et la columelle restaient disproportionnées.
Le constat : une correction « à moitié faite »
Dans le cas de cette patiente, l'analyse pré-opératoire révélait un déséquilibre flagrant. Si la bosse sur le dessus du nez (le dorsum) avait été retirée par le chirurgien précédent, le travail s'était arrêté là, créant un contraste inesthétique :
- Une pointe « en boule » : Une peau épaisse qui n'avait pas été affinée.
- Une columelle pendante : La partie située entre les deux narines était trop arrondie et tombante, brisant l'harmonie du visage.
- Un angle columélo-labial fermé : L'angle entre la lèvre supérieure et le nez manquait d'ouverture et de définition.
Le chirurgien précédent avait creusé le dessus, enlevé la bosse, mais il n'avait pas travaillé la partie inférieure. On se retrouvait avec une columelle très arrondie, très impressionnante et inesthétique.
Dr Niforos
La solution technique
Contrairement aux idées reçues, la rhinoplastie ne consiste pas uniquement à remodeler ou ajouter du cartilage. Pour corriger une columelle trop imposante, le Dr Niforos a utilisé une approche plus spécifique : la résection de muqueuse.
L'importance des tissus mous
Lorsque le nez présente un excès de tissus mous (et non de cartilage), il est nécessaire d'intervenir à l'intérieur des narines. Cette technique, bien que plus rare, permet de :
- Désépaissir la zone columellaire.
- Rétrracter la columelle pour qu'elle ne « pende » plus de manière excessive.
- Redéfinir l'angle avec la lèvre supérieure.
L'objectif esthétique
Le but est d'obtenir un angle columélo-labial légèrement ouvert (supérieur à 90 degrés). C'est ce détail qui donne au nez cet aspect « droit » et dynamique, évitant l'aspect lourd ou vieilli d'un nez qui tombe.
Un nez qui retrouve équilibre et naturel
Une rhinoplastie secondaire réussie se juge à la discrétion de ses lignes. Selon les standards de l'esthétique nasale, la columelle doit être droite et ne laisser dépasser qu'un léger liseré par rapport au bord de la narine.
Ce qu'il faut retenir de cette intervention :
- Harmonie retrouvée : le dorsum (le dos du nez) est désormais aligné avec une pointe affinée.
- Profil structuré : la columelle ne forme plus une « boule » ou un arrondi disgracieux, mais une ligne propre.
- Naturel : l'utilisation de techniques de résection muqueuse permet d'ajuster le volume sans créer de tension excessive, respectant la morphologie de la patiente.